Tag: consommation

Nos sociétés « modernes » sont confrontées à un tournant majeur et les choix actuellement pris sont clés, sinon cruciaux, pour assurer la pérennité de notre société et celle des générations futures.

Une partie des problèmes réside dans notre consommation avec une lutte constante pour des prix bas, système cristallisé dans nos choix de production agricole et notre consommation de biens alimentaires. Il devient dès lors primordial de proposer un modèle d’agriculture pérenne respectueux de l’environnement et de l’ensemble des intervenants notamment des agriculteurs et des consommateurs finaux.

Un nouveau modèle qui doit également s’appuyer sur des valeurs alternatives, à celui dominant proposé actuellement, avec des solutions concrètes à un système en fin de cycle qui s’est construit pendant les 30 Glorieuses sur la production intensive et la rentabilité comme uniques critères. Si les solutions trouvées à cette époque nous ont portés, elles connaissent actuellement leurs limites. Le monde a changé et il faut adapter nos solutions.

Les solutions proposées doivent également reposer sur des valeurs « alternatives » aux approches actuelles trop souvent Lire la suite →

21 octobre

Le monstre doux…

Posté par // Catégorie : Nos Combats
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Dans son dernier essai « Le monstre doux », le constat du linguiste italien Raffaele Simone concernant nos sociétés et leurs évolutions est radical.
Dans un entretien accordé au Monde Magazine*, il explique notamment comment il utilise le terme « monstre doux », pour qualifier nos sociétés européennes qui dériveraient doucement vers une nouvelle forme de domination qui s’ingère jusque dans la vie des citoyens ; sociétés qui tendent vers l’uniformisation et la radicalisation des idées au niveau des pouvoirs en place, via un autoritarisme qui dégrade les hommes sans les tourmenter.

L’endormissement de la conscience citoyenne…

Sur ce dernier point, il s’inspire notamment d’Alexis de Tocqueville qui expliquait bien comment une foule de citoyens qui se sont, jadis, battus pour la liberté se transformerait en « une foule innombrable d’hommes semblables (…) qui tournent sans repos pour se procurer de petits et vulgaires Lire la suite →

Shanghai

Je reviens d’un premier voyage en Chine où j’ai pu visité de nombreuses villes chinoises. Je dois admettre que j’ai vraiment été très surpris de ce que j’ai pu voir dans les villes…

Ce qui m’a surpris ce n’est pas la Grande Muraille, ni la Cité Interdite, ni le nombre d’habitants à Shanghai (18 Millions), ni l’Exposition Universelle, ni même encore les trous percés dans un arbre par les doigts des moines de Shaolin (cf. diaporama) !
Non, en fait, j’ai été très étonné de voir des poubelles recyclés, de voir le nombre impressionnant de scooter électriques qui ont plus d’une fois faillit me percuter (car très silencieux) ou bien encore de voir des panneaux solaires sur les toits d’habitations (notamment pour se fournir en eau chaude).

Notre vision de la Chine :

En effet, après tous ce que j’avais entendu dans les médias, mon avis sur la Chine n’était pas forcément très élogieux. Je m’attendais à voir pleins de chinois racler leur gorge et cracher dans les rues, un non-respect de l’environnement (les rues sont au final assez propres), ou bien encore de constater d’énormes contrastes au sein des populations. Au contraire, j’ai vu une classe moyenne émergente qui Lire la suite →

Cet été en France, deux actualités auront marqué le combat entre agriculture biologique et OGM. La première : des militants anti-OGM ont déterré et détruit 70 pieds de vignes génétiquement modifiés dans les champs de recherche de l’Inra. Cette action coup de poing a suscité un véritable tollé et une indignation de la part des pouvoirs publics qui ont avancé, à juste titre, que ces vignes étaient destinées à l’étude du système immunitaire de la vigne. La seconde actualité : une étude a récemment révélé qu’en France les fruits et les légumes bio sont en moyenne 70% plus chers que les légumes non bio. Cette étude fait l’effet d’une bombe dans le petit monde du bio, décrédibilisant celui-ci en le faisant passer non pas pour un modèle alternatif mais comme un alibi pour toujours gagner plus d’argent sur le dos des consommateurs.
Essayons ici essayer d’analyser le « combat » opposant le bio à l’utilisation d’OGM à l’aune de ces actualités et en essayant le moins possible de prendre parti bien que chacun connaisse la position ferme d’Alter Eco sur ce sujet.
Un simple constat tout d’abord : aujourd’hui, près de 80% des français disent ne pas vouloir d’OGM dans leurs assiettes. Comment, dès lors, une société dite démocratique peut imposer à une population un produit que 8 personnes sur 10 rejettent ? Par ailleurs, il faut garder à l’esprit que, qui dit OGM dit nécessairement brevet. Si la modification génétique du vivant est tout à fait critiquable, l’apposition de brevet sur le vivant l’est tout autant. L’exemple de Monsanto est une illustration frappante des dégâts que peuvent causer ces brevets : en Inde, des acteurs bollywoodiens ont été payés par la firme pour vendre des graines génétiquement modifiés aux agriculteurs ; une fois les semences Monsanto payés, les agriculteurs se voient contraint d’acheter également les pesticides et les fertilisants Monsanto, ce qui entraîne souvent des dettes considérables ; en Inde toujours, les dettes des agriculteurs s’agrandissent d’année en année avec l’achat des graines Monsanto devenu une nécessité (ce que la nature offrait, il faut aujourd’hui le payer…) ; etc.
Avec ces constats, on est en mesure de penser qu’il est préférable d’éviter les OGM dans nos assiettes. Malheureusement, l’histoire ne s’arrête pas là : la certification Bio européenne accepte une contamination par les OGM allant jusqu’à 0,9% ! Ce recul du cahier des charges par rapport à la certification française correspond véritablement à une perte du choix alimentaire. Si le consommateur n’a plus le choix entre OGM et non OGM, notre environnement en tant qu’intégrité s’en trouve gravement atteint.
D’un autre côté, ce qui s’est déroulé cet été dans les champs de l’Inra peut tout à fait être considéré comme grave : s’attaquer à la recherche, à la science, c’est supporter l’acculture. Dans l’Histoire, la recherche et les nouvelles découvertes ont toujours éloigné un peu plus l’Homme de la barbarie (découverte du feu, invention de l’écriture, etc.). A son arrivée, le train était considéré comme une invention extrêmement dangereuse (vitesse de 24km/h…) et pourtant cette invention nous permet aujourd’hui de réduire grandement nos temps de trajet. La question des OGM est certainement plus complexe qu’un moyen de locomotion mais veuillons bien à soutenir toujours la recherche en gardant à l’esprit les découvertes qui  ont un jour été considéré comme dangereuse et qui nous sont indispensables aujourd’hui.
Il est important de veiller à la sauvegarde de notre choix alimentaire et primordiale de monter au créno dès lors que le cahier des charges de l’agriculture biologique s’appauvrit. Mais sachons aussi soutenir la recherche (indépendante), seule garante de notre sécurité alimentaire et seule capable de reconnaître les risques alimentaires liés aux OGM.

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Cet été en France, deux actualités auront marqué le combat entre agriculture biologique et OGM. La première : des militants anti-OGM ont déterré et détruit 70 pieds de vignes génétiquement modifiés dans les champs de recherche de l’Inra. Cette action coup de poing a suscité un véritable tollé et une indignation de la part des pouvoirs publics qui ont avancé, à juste titre, que ces vignes étaient destinées à l’étude du système immunitaire de la vigne. La seconde actualité : une étude a récemment révélé qu’en France les fruits et les légumes bio sont en moyenne 70% plus chers que les légumes non bio. Cette étude fait l’effet d’une bombe dans le petit monde du bio, décrédibilisant celui-ci en le faisant passer non pas pour un modèle alternatif mais comme un alibi pour toujours gagner plus d’argent sur le dos des consommateurs.

Essayons ici d’analyser le « combat » opposant le bio à l’utilisation d’OGM à l’aune de ces actualités et en essayant le moins possible de prendre parti bien que chacun connaisse la position ferme d’Alter Eco sur ce sujet.

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