Tag: conscience

 

Ekta Parishad, le mouvement non-violent indien fondé par Rajagopal, vient de connaitre une victoire historique pour les communautés sans-terre et sans-abri : le gouvernement de l’Inde a en effet accepté de mettre en place une politique nationale de réforme agraire. Pour soutenir Ekta Parishad, nous vous invitons à découvrir le dernier ouvrage de Nathalie Calmé sur l’Economie fraternelle et la finance éthique aux Editions Yves Michel. En effet les ventes de ce livre financeront des actions de solidarité de l’association ADIVASI avec les paysan-ne-s du mouvement indien Ekta Parishad ;  notamment la réalisation d’un livre sur Rajagopal et sur les luttes sociales de son mouvement.

            La Nef, avec ses 30 000 sociétaires, est à la croisée des chemins. Cet ouvrage de l’écrivaine et journaliste Nathalie Calmé, explore, pas à pas, l’histoire et les aventures humaines du mouvement de la Nef ; pose un regard sur le présent de cette société financière, montrant qu’en pleine crise économique la Nef est capable d’initiative et de créativité ; et, enfin, aborde le grand projet de la future banque coopérative éthique européenne.

            Économie fraternelle et finance éthique accorde une grande attention aux trajets de vie de celles et ceux qui font la Nef au quotidien, ses responsables et ses sociétaires, ses ami-e-s, et cela à travers des entretiens réalisés notamment avec Jean-Pierre Bideau, cofondateur de la Nef, Philippe Leconte, Jacky Blanc. L’auteure met aussi l’accent sur les liens que la Nef a su tisser avec des acteurs de la finance éthique, de l’agriculture bio et biodynamique, de l’éducation alternative, de la solidarité internationale, etc. Cet ouvrage s’adresse à un large public et ne vise pas seulement les militant-e-s. Nathalie Calmé a publié récemment Le souffle d’une vie. Entretiens avec Guy Aurenche. Préface de Stéphane Hessel (2011, Albin Michel), codirigé (avec Philippe Desbrosses) Guérir la Terre (2010, Albin Michel), et dirigé Gandhi aujourd’hui (2007, Jouvence). Elle préside ADIVASI (Association pour la DIVersité Active et la Solidarité Internationale).

Pour commander dès maintenant un exemplaire de cet ouvrage, cliquez ici ! 

Pour en savoir plus : luttespaysannesindiennes@yahoo.fr

nouveau monde

Dans le cadre du projet « Un Nouveau Monde en Marche », une équipe Alter Eco a amené en Inde des agriculteurs bio de Charente-Maritime pour y rencontrer des producteurs bio de thé du Darjeeling afin qu’ils puissent échanger des connaissances sur leurs pratiques agricoles. En soutien aux paysans sans terre indiens, ils ont participé à la Grande Marche Non-Violente d’Ekta Parishad. Ils nous racontent leur Aventure à travers un Carnet de Voyage…

Après avoir participé pendant deux jours à la Marche pour la Justice Jan Satyagragha et avoir eu l’honneur de rencontrer Rajagopal, le leader d’Ekta Parishad, nous partons en direction d’un village Adivasi près de Gwalior afin d’en savoir plus sur les conditions d’existence de ces paysans marginalisés.  Grâce au soutien de l’organisation, ce village a réussi à obtenir à la fin des années 90 des titres de propriété.

Une réalité déroutante…

Notre bus se gare au bord d’une route et des villageois s’empressent de nous attendre en bas du bus. Des femmes et des enfants viennent à notre rencontre pour mendier tout en faisant des signes de la main comme quoi elles ont besoin d’argent pour se nourrir.
Nous sommes très sollicités et contraints de devoir continuer notre chemin vers le village que nous devons visiter.

Nous entrons dans le village. Nous sommes déstabilisés à la vue des conditions sommaires dans laquelle vivent ces villageois. Les enfants ont à peine de quoi porter, les toitures des maisons sont en paille et les potagers sont désertiques. Le chef de village nous reçoit autour d’un grand arbre situé sur ce qui semble être la place du village et nous présente la situation…

le village existe depuis 40 ans et est composé d’une trentaine de familles Adivasi.  Les Adivasi sont une population tribale de l’Inde, ils sont majoritairement présents dans les Etats du Nord Est de l’Inde comme le Bihar, l’Orissa ou le Mizoram. Les autres Indiens non aborigènes ont tendance à les considérer comme des « primitifs », ils sont classés dans la caste des « Intouchables » bien qu’eux ne suivent pas le système des castes. Le gouvernement indien a mis en place des mesures de discrimination positive envers ces populations notamment en termes d’éducation où des places leurs sont réservées dans les collèges, lycée et dans l’enseignement supérieur. Cependant, bien peu arrivent au collège, l’enseignement dispensé en primaire n’étant pas approprié à ces populations qui ne comprennent et ne parlent pas forcément les langues régionales. Le chef du village nous informe qu’il a dû  arrêter l’école à l’âge de 12 ans et qu’il est encore difficile pour les enfants du village de pouvoir continuer leurs études au-delà de cet âge. En effet, pour l’école primaire des professeurs se déplacent jusqu’au village mais ils sont souvent en retard et ne restent pas plus de deux heures, ce qui ne permet pas aux enfants d’avoir un niveau suffisant pour pouvoir continuer leurs études au collège. Les professeurs se sentent impuissants et les parents alors même qu’ils n’ont pas beaucoup de ressources préfèrent envoyer leurs enfants dans des écoles privées.
Sur la place nous avons l’impression que tous les habitants du village sont venus à notre rencontre. Les nombreux enfants nous fixent avec des yeux grands ouverts et assistent calmement à Lire la suite →

Dans le cadre du projet « Un Nouveau Monde en Marche », une équipe Alter Eco a amené en Inde des agriculteurs bio de Charente-Maritime pour y rencontrer des producteurs bio de thé du Darjeeling afin qu’ils puissent échanger des connaissances sur leurs pratiques agricoles. En soutien aux paysans sans terre indiens, ils ont participé à la Grande Marche Non-Violente d’Ekta Parishad. Ils nous racontent leur Aventure à travers un Carnet de Voyage…

Notre bus arrive près du cortège, nous y voyons une étendue à n’en plus finir de drapeaux aux couleurs vert et blanc d’Ekta Parishad. Nous sommes impressionnés par le nombre de personnes qui participent à la marche, il y en a jusqu’à l’horizon…
Nous descendons du bus et n’attendons pas plus longtemps pour les rejoindre dans le cortège.  Beaucoup d’hommes sont vêtues de blanc, les femmes sont tout autant nombreuses sur le cortège et portent de beaux saris de diverses couleurs. L’émancipation des femmes est une cause importante aux yeux d’Ekta Parishad qui revendique à ce que les titres de propriété soient délivrés à la fois au mari et à la femme. Dans chaque village, les femmes sont invitées à se mettre en groupe pour faire valoir leurs Droits.

La marche !

Dans le cortège nous observons que la grande majorité des personnes sont des Adivassi et  des Dalits (Intouchables) mais on trouve aussi des petits producteurs, des membres d’ONG indiennes, des intellectuels ainsi que des Brahmanes (prêtres indiens).
Les étrangers sont quasi inexistants sur le cortège. En effet, les autorités gouvernementales refusent à ce que des étrangers s’impliquent dans la politique de l’Inde. Les étrangers qui veulent montrer leur soutien à la marche comme notre groupe peuvent participer à seulement deux jours de marche et ne doivent pas émettre quelques Lire la suite →

jan_satyagraha

Dans le cadre du projet « Un Nouveau Monde en Marche », une équipe Alter Eco a amené en Inde des agriculteurs bio de Charente-Maritime pour y rencontrer des producteurs bio de thé du Darjeeling afin qu’ils puissent échanger des connaissances sur leurs pratiques agricoles. En soutien aux paysans sans terre indiens, ils ont participé à la Grande Marche Non-Violente d’Ekta Parishad. Ils nous racontent leur Aventure à travers un Carnet de Voyage…

Jeudi 4 octobre, nous sommes arrivés à Gwalior, une ville indienne située dans l’état du Madhya Pradesh (l’état le plus étendu d’Inde situé au Nord) avec les agriculteurs bio de Charente-Maritime ainsi que les producteurs indiens de thé de MINERAL SPRING. Il est enfin temps pour nous  de participer à la Grande marche non-violente d’Ekta Parishad pour le Droit des Sans-Terres qui a débuté depuis un jour (mercredi 3 octobre).
Nous rencontrons Yann Forget, un français installé en Inde depuis une quinzaine d’années qui mène une activité dans le tourisme solidaire et qui travaille au sein d’Ekta Parishad depuis 3 ans. Il nous accompagnera tout au long de la marche et veillera à ce que tout se déroule au mieux pendant notre participation.

Sur le trajet du bus nous menant à la marche, nous en apprenons plus sur son contexte et son actualité…

Une situation critique…

Rajagopal P.V., le leader indien charismatique de l’organisation Ekta Parishad est à la base de l’idée de cette marche. L’objectif d’Ekta Parishad (Forum de l’unité en français) est d’appeler à un changement en matière de réforme agraires qui permettrait aux populations les plus marginalisées de sortir de la pauvreté. En effet, depuis 20 ans, la spéculation foncière est très importante en Inde. Des personnes aisées achètent des terres qu’ils peuvent revendre aux industriels ou à des entreprises privées pour en retirer de grands bénéfices…

En 2007, Ekta Parishad avait déjà lancé une marche afin de revendiquer le droit à la terre pour tous et notamment pour les populations tribales Adivassi (12% de la population indienne) qui pour la plupart ne peuvent justifier d’un titre de propriété et qui se retrouvent bien souvent chassés de leurs terres même si cela peut faire des dizaines d’années qu’ils l’occupent. Cette manifestation non-violente avait réunit pas moins de Lire la suite →