Nos Combats
Le monstre doux…

Dans son dernier essai « Le monstre doux », le constat du linguiste italien Raffaele Simone concernant nos sociétés et leurs évolutions est radical.
Dans un entretien accordé au Monde Magazine*, il explique notamment comment il utilise le terme « monstre doux », pour qualifier nos sociétés européennes qui dériveraient doucement vers une nouvelle forme de domination qui s’ingère jusque dans la vie des citoyens ; sociétés qui tendent vers l’uniformisation et la radicalisation des idées au niveau des pouvoirs en place, via un autoritarisme qui dégrade les hommes sans les tourmenter.
L’endormissement de la conscience citoyenne…
Sur ce dernier point, il s’inspire notamment d’Alexis de Tocqueville qui expliquait bien comment une foule de citoyens qui se sont, jadis, battus pour la liberté se transformerait en « une foule innombrable d’hommes semblables (…) qui tournent sans repos pour se procurer de petits et vulgaires Lire la suite →
Grandeur et décadence de la coopération Internationale
Tags : conscience, Copenhague, coup de gueule, développement durable, mondialisation, planète, réchauffement climatique, société
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Suite à l’échec de Copenhague, il est compréhensible que le pessimiste l’emporte aujourd’hui. La communauté internationale semble décidément avoir du mal à agir pour lutter contre les problèmes environnementaux. En effet, malgré les efforts diplomatiques entrepris ces dernières années, les problèmes de pollution et d’extinction d’espèces n’arrêtent pas de s’amplifier.
Face à ce constat, on dénonce des accords qui ne sont pas assez contraignants ou l’incapacité des Etats à respecter leurs engagements. De ce fait, une certaine « fatigue diplomatique » s’installe au sein des populations. On se souvient tous des grandes messes médiatiques précédant chaque sommet international et dont le bilan se révèle au final bien décevant. A force de multiplier les désillusions, les citoyens ont tendance à se sentir déconnectés du contenu des négociations.
Pourquoi les Etats s’engagent-ils ?
Si les Etats savent qu’ils ne seront pas capables de pouvoir tenir leurs engagements alors pourquoi s’engagent-ils ?
Selon Philippe LE PRESTRE (professeur de science politique à l’Université Laval, Québec), il y a plusieurs raisons à cela : Lire la suite →
La culture de la betterave…

En 1955, Lévi Strauss dans « Tristes Tropiques » définissait notre civilisation en la comparant à la culture de la betterave (cf. citation en fin de post). Cette dernière représentant notamment l’uniformisation de la pensée dans nos modes de vies occidentales. Paradoxalement, si nos modes de vie modernes deviennent effectivement uniformisés dans l’ensemble, on observe en même temps pour toutes les parties prenantes une sophistication dans les différents domaines qu’ils soient artistiques, économiques ou encore politiques…
Cette spécialisation aboutit sur un cloisonnement des différents réseaux et donnent une culture globale sans goût et sans réelle complexité. Au bonheur individuel et collectif, chacun poursuit des buts divers et variés ayant perdu celui même plus global de Lire la suite →
L’entrepreneuriat social : le moteur du changement !
Tags : conscience, consommation, développement durable, équitable

On peut parfois avoir le sentiment d’un décalage entre l’envie d’agir, de changer notre société et la difficulté de le faire concrètement. Pourtant, à tous les niveaux, des changements sont possibles et les véritables freins résident dans les croyances ou les incapacités à imaginer des modèles différents.
Un argument que l’on peut facilement imaginer est la justification d’un modèle pour subsister dans un monde de compétition intensive. Si je suis le patron d’une grande multinationale et que pour subsister, je dois être aussi rentable que mon principal concurrent, alors mes actes sont justifiés… Une des conséquences directes est la sauvegarde de milliers d’emplois.
Et pourtant… Cela pose de nombreuses questions notamment sur la justification de modèles dont les inconvénients sont souvent devenus supérieurs aux avantages, notamment l’impact de ces modèles sur les populations du sud et leur maintien dans des situations d’extrême précarité. Une autre question peut porter également sur le changement à venir dans notre monde : est-ce que les multinationales auront la capacité à se régénérer de l’intérieur ou alors le changement viendra d’une minorité notamment via l’entreprenariat social ; minorité qui parviendra à grossir et mettre en place une autre vision du monde.
On se doute de quel côté penchent nos convictions. Mais parfois Lire la suite →







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