Alter Reportages
Carnet de Voyage au Chiapas (Mexique) !
Tags : commerce équitable, militant du bonheur, petits producteurs

Des lycéens de Saint Laurent sur Sèvre (85) ont mené au cours de deux ans un projet sur le commerce équitable. Ce projet s’est concrétisé par un voyage au Mexique pour y rencontrer des producteurs de café qui y travaillent selon les conditions du commerce équitable.
Ils ont vécu une expérience unique et riche en découvertes qu’ils nous partagent à travers un Carnet de Voyage :
Cliquez-ici pour lire le Carnet de Voyage « A la rencontre des producteurs de café équitable »

A la découverte d’un collectif de citoyens qui prenne de leur temps libre pour distribuer couvertures de survie, vivres et apporter un peu de réconfort aux SDF, nous avons décidé de soutenir leur action en leur offrant quelques produits Alter Eco afin qu’ils puissent les distribuer. William, Responsable Digital chez Alter Eco a participé à deux maraudes du Collectif, il nous fait part de son témoignage…
Samedi 29 décembre, 14h30, je retrouve des bénévoles du Collectif Action Froid sur la Place du Châtelet à Paris. Ils sont une petite dizaine pour ce qu’ils appellent la maraude des jouets. En cette période de fêtes, ils ont décidé de consacrer un samedi après-midi à distribuer des jouets aux enfants dans la rue. Des jouets pour tous les âges (de 3 à 10 ans) qui ont été soigneusement emballés avec du papier cadeau par les jeunes du Conseil Communal des Jeunes de la ville de Levallois. Ces jeunes nous accompagnent et ont hâte de pouvoir passer à la distribution.
Nous partons à quatre voitures, deux voitures pour marauder dans l’Ouest parisien et les deux autres pour l’Est.
Je rejoins la voiture de Laurent, fondateur du Collectif Action Froid. Pour lui, cette première maraude de jouets est importante, elle prend tout son sens en cette période de fêtes.
Après avoir maraudé une trentaine de minutes dans l’Est parisien, nous repérons un groupe de Roms sur des matelas avec près d’une dizaine d’enfants. Laurent part en éclaireur pour nous présenter et demander aux parents s’ils acceptent de recevoir nos cadeaux pour leurs enfants. Ils acceptent volontiers et nous procédons à la distribution des jouets ainsi qu’à des mini tablettes de chocolat Alter Eco.
On y trouve des enfants de tous âges, ils sont émerveillés à la vue des cadeaux. Certains ont du mal à comprendre ce qui leurs arrivent tandis que d’autres ont déjà tout déballé et commencé à jouer.
Nous prenons le temps de sympathiser avec eux et malgré la barrière de la langue, nous arrivons à communiquer par des sourires, nous ressentons leur reconnaissance. Touchés par cette expérience, nous sillonnons les rues de Paris avec encore plus d’entrain. Mais nous avons du mal à retrouver d’autres enfants, nous en trouvons quelques uns à bas âge du côté de République.
De l’autre côté de Paris, l’autre équipe peine à trouver des enfants SDF. Finalement, ils feront finalement le bonheur d’une petite fille.
L’équipe est un peu déçue de n’avoir pas été en mesure de distribuer plus de cadeaux. Pour Laurent, il s’agit plutôt d’une bonne nouvelle : « Peu d’enfants dans la rue cela est un peu frustrant pour les jeunes du Conseil Communal de Levallois car ils ont fait les papiers cadeaux mais c’est Lire la suite →
Carnet de voyage numéro 7 : à l’Aube d’un Nouveau Monde ?
Tags : conscience, militant du bonheur, nouveau monde, petits producteurs
nouveau monde

Dans le cadre du projet « Un Nouveau Monde en Marche », une équipe Alter Eco a amené en Inde des agriculteurs bio de Charente-Maritime pour y rencontrer des producteurs bio de thé du Darjeeling afin qu’ils puissent échanger des connaissances sur leurs pratiques agricoles. En soutien aux paysans sans terre indiens, ils ont participé à la Grande Marche Non-Violente d’Ekta Parishad. Ils nous racontent leur Aventure à travers un Carnet de Voyage…
Après avoir participé pendant deux jours à la Marche pour la Justice Jan Satyagragha et avoir eu l’honneur de rencontrer Rajagopal, le leader d’Ekta Parishad, nous partons en direction d’un village Adivasi près de Gwalior afin d’en savoir plus sur les conditions d’existence de ces paysans marginalisés. Grâce au soutien de l’organisation, ce village a réussi à obtenir à la fin des années 90 des titres de propriété.
Une réalité déroutante…
Notre bus se gare au bord d’une route et des villageois s’empressent de nous attendre en bas du bus. Des femmes et des enfants viennent à notre rencontre pour mendier tout en faisant des signes de la main comme quoi elles ont besoin d’argent pour se nourrir.
Nous sommes très sollicités et contraints de devoir continuer notre chemin vers le village que nous devons visiter.
Nous entrons dans le village. Nous sommes déstabilisés à la vue des conditions sommaires dans laquelle vivent ces villageois. Les enfants ont à peine de quoi porter, les toitures des maisons sont en paille et les potagers sont désertiques. Le chef de village nous reçoit autour d’un grand arbre situé sur ce qui semble être la place du village et nous présente la situation…
le village existe depuis 40 ans et est composé d’une trentaine de familles Adivasi. Les Adivasi sont une population tribale de l’Inde, ils sont majoritairement présents dans les Etats du Nord Est de l’Inde comme le Bihar, l’Orissa ou le Mizoram. Les autres Indiens non aborigènes ont tendance à les considérer comme des « primitifs », ils sont classés dans la caste des « Intouchables » bien qu’eux ne suivent pas le système des castes. Le gouvernement indien a mis en place des mesures de discrimination positive envers ces populations notamment en termes d’éducation où des places leurs sont réservées dans les collèges, lycée et dans l’enseignement supérieur. Cependant, bien peu arrivent au collège, l’enseignement dispensé en primaire n’étant pas approprié à ces populations qui ne comprennent et ne parlent pas forcément les langues régionales. Le chef du village nous informe qu’il a dû arrêter l’école à l’âge de 12 ans et qu’il est encore difficile pour les enfants du village de pouvoir continuer leurs études au-delà de cet âge. En effet, pour l’école primaire des professeurs se déplacent jusqu’au village mais ils sont souvent en retard et ne restent pas plus de deux heures, ce qui ne permet pas aux enfants d’avoir un niveau suffisant pour pouvoir continuer leurs études au collège. Les professeurs se sentent impuissants et les parents alors même qu’ils n’ont pas beaucoup de ressources préfèrent envoyer leurs enfants dans des écoles privées.
Sur la place nous avons l’impression que tous les habitants du village sont venus à notre rencontre. Les nombreux enfants nous fixent avec des yeux grands ouverts et assistent calmement à Lire la suite →
Carnet de voyage numéro 6 : en marche pour un Nouveau Monde !
Tags : conscience, nouveau monde, paradigme, petits producteurs

Dans le cadre du projet « Un Nouveau Monde en Marche », une équipe Alter Eco a amené en Inde des agriculteurs bio de Charente-Maritime pour y rencontrer des producteurs bio de thé du Darjeeling afin qu’ils puissent échanger des connaissances sur leurs pratiques agricoles. En soutien aux paysans sans terre indiens, ils ont participé à la Grande Marche Non-Violente d’Ekta Parishad. Ils nous racontent leur Aventure à travers un Carnet de Voyage…
Notre bus arrive près du cortège, nous y voyons une étendue à n’en plus finir de drapeaux aux couleurs vert et blanc d’Ekta Parishad. Nous sommes impressionnés par le nombre de personnes qui participent à la marche, il y en a jusqu’à l’horizon…
Nous descendons du bus et n’attendons pas plus longtemps pour les rejoindre dans le cortège. Beaucoup d’hommes sont vêtues de blanc, les femmes sont tout autant nombreuses sur le cortège et portent de beaux saris de diverses couleurs. L’émancipation des femmes est une cause importante aux yeux d’Ekta Parishad qui revendique à ce que les titres de propriété soient délivrés à la fois au mari et à la femme. Dans chaque village, les femmes sont invitées à se mettre en groupe pour faire valoir leurs Droits.
La marche !
Dans le cortège nous observons que la grande majorité des personnes sont des Adivassi et des Dalits (Intouchables) mais on trouve aussi des petits producteurs, des membres d’ONG indiennes, des intellectuels ainsi que des Brahmanes (prêtres indiens).
Les étrangers sont quasi inexistants sur le cortège. En effet, les autorités gouvernementales refusent à ce que des étrangers s’impliquent dans la politique de l’Inde. Les étrangers qui veulent montrer leur soutien à la marche comme notre groupe peuvent participer à seulement deux jours de marche et ne doivent pas émettre quelques Lire la suite →








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