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L’utilisation récurrente du terme « Biodiversité » (qui représente la diversité naturelle des organismes vivants) coïncide avec la prise de conscience de l’extinction d’espèces au cours du 20ème siècle. De ce fait, le terme « Biodiversité » est couramment mis en avant lorsque nous parlons de préservation de la biodiversité. Le sens commun tend également à en faire un concept incluant les animaux, les végétaux mais externalisant et excluant trop souvent les humains.
Les hommes font pourtant partie intégrante de la biodiversité et vivent en interdépendance avec cette dernière. Mais à la différence des autres espèces, les modes de vies « modernes » de nos sociétés font actuellement pesés un poids considérable sur la planète menaçant ainsi l’équilibre de son écosystème.
L’Amazonie, zone clé dans la régulation de notre écosystème, disparaît actuellement à plus de 1350m² par seconde* et fait l’objet de toutes les convoitises : mise en place de culture intensive pour les agro-carburants et soja transgénique à destination des élevages, ressources forestières et pétrolières non exploitées, « biopiraterie ».
La disparition de la couverture forestière met gravement en péril la biodiversité avec pour les amérindiens y habitant un risque grand d’acculturation par les sociétés dites « modernes ».
La préservation de la biodiversité amazonienne va de pair avec la préservation des peuples amérindiens y résidant. Alors même que ces derniers sont aujourd’hui confrontés à des problématiques et enjeux similaires, ils y ont apportés des réponses différentes. Ces réponses, ou débuts de réponses, ne peuvent être pérennes si les sociétés occidentales ne sont pas parties prenantes en adoptant des comportements moins prédateurs et en proposant des solutions alternatives.
La réponse aux enjeux du bassin amazonien est donc double : d’une part, celle venant des peuples amérindiens, de leur culture et sagesse ancestrale ; d’autre part, celle de nos sociétés avec des réponses ayant comme objectif la préservation de la biodiversité et la protection des peuples amérindiens y résidant. La survie de ces peuples, fragilisés par les abus économiques et environnementaux de notre monde, et la préservation du bassin amazonien conditionne également la survie de tous les autres peuples à moyen terme.

raoni1

L’utilisation récurrente du terme « Biodiversité » (qui représente la diversité naturelle des organismes vivants) coïncide avec la prise de conscience de l’extinction d’espèces au cours du 20ème siècle. De ce fait, le terme « Biodiversité » est couramment mis en avant lorsque nous parlons de préservation de la biodiversité. Le sens commun tend également à en faire un concept incluant les animaux, les végétaux mais externalisant et excluant trop souvent les humains.

Les hommes font pourtant partie intégrante de la biodiversité et vivent en interdépendance avec cette dernière. Mais à la différence des autres espèces, les modes de vies « modernes » de nos sociétés font actuellement pesés un poids considérable sur la planète menaçant ainsi l’équilibre de son écosystème.

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laurent

On peut parfois avoir le sentiment d’un décalage entre l’envie d’agir, de changer notre société et la difficulté de le faire concrètement. Pourtant, à tous les niveaux, des changements sont possibles et les véritables freins résident dans les croyances ou les incapacités à imaginer des modèles différents.

Un argument que l’on peut facilement imaginer est la justification d’un modèle pour subsister dans un monde de compétition intensive. Si je suis le patron d’une grande multinationale et que pour subsister, je dois être aussi rentable que mon principal concurrent, alors mes actes sont justifiés… Une des conséquences directes est la sauvegarde de milliers d’emplois.

Et pourtant… Cela pose de nombreuses questions notamment sur la justification de modèles dont les inconvénients sont souvent devenus supérieurs aux avantages, notamment l’impact de ces modèles sur les populations du sud et leur maintien dans des situations d’extrême précarité. Une autre question peut porter également sur le changement à venir dans notre monde : est-ce que les multinationales auront la capacité à se régénérer de l’intérieur ou alors le changement viendra d’une minorité notamment via l’entreprenariat social ; minorité qui parviendra à grossir et mettre en place une autre vision du monde.

On se doute de quel côté penchent nos convictions. Mais parfois Lire la suite →

Complexification

Dans un précédent post, nous parlions des civilisations qui ont grandi, sont devenues puissantes et ont disparu (les incas, les vikings…). Nous mettions en exergue les 5 points communs précédant leurs disparitions > des dommages environnementaux > un changement climatique > des voisins hostiles (ou une ultra compétitivité) > des rapports de dépendance avec des partenaires commerciaux > les réponses apportées par une société, selon ses valeurs propres à ces problèmes.

Elles avaient également au moins deux autres points communs : > le fait de se sentir puissante et éternelle > et un autre très intéressant soulevé par Jean Ziegler dans l’Empire de la honte : l’ultra sophistication. Il prend, comme exemple, dans son livre une personne qui connaissait parfaitement les fonctionnements des systèmes bancaires mondiaux mais qui n’avait jamais mis les pieds sur le terrain pour constater les effets collatéraux de la spéculation sur les matières premières. .. Lire la suite →

agriculture ir

Dans la même lignée que nos discussions sur le « Marketing, un gros mot ? » où nous parlions de valeurs inversées entre « Marketing traditionnel » et « Alter Marketing », on peut s’interroger sur le terme d’agriculture raisonnée lourd de sens.

Quel meilleur exemple que notre langage pour mettre en exergue les incohérences de notre société. Si l’on accepte le terme d’agriculture raisonnée, c’est avouer pleinement qu’une autre forme d’agriculture est complètement irraisonnée et que cette dernière a donc complètement perdu la raison. Comme souvent les solutions d’une époque doivent savoir se renouveler une fois qu’elles atteignent leurs limites. L’agriculture irraisonnée est l’enfant d’un modèle où, à la suite des guerres, la famine régnait encore et il fallait à tout prix nourrir le plus grand nombre et c’est d’ailleurs dans cette lignée qu’est née la grande distribution. Mais il serait temps de réinventer notre approche et pour reprendre un mot très à la mode de changer de paradigme. Lire la suite →