14 rencontres – mille et un souvenirs, c’est peut être ça la saveur du café

« C’était un peu un rêve d’ado d’aller rencontrer ces petits producteurs qui occupent tant mon quotidien. J’allais enfin arrêter de parler au futur… »

Alors pourquoi faire tout ce chemin ?

D’abord et sans aucun doute : par curiosité, ensuite parce que le café est un produit que je consomme beaucoup (sans doute trop), aussi il faut bien le reconnaître, c’est la première porte d’entrée dans le commerce équitable. Le café représente ainsi en volume et en valeur  le 1er produit vendu dans ce schéma commercial différent alors que Mondialement il s’agirait du second produit le  plus consommé.

J’ai consacré une série d’article sur le site ekitinfo.org afin de vous éclairez sur la situation mondiale du café, et vous apporter quelques éléments de réponse sur la transformation du café, sa récolte et bien entendu sa commercialisation.

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Pourquoi ces petits producteurs ?

Bien que le commerce équitable ne représente que 0.02% de la totalité des échanges commerciaux mondiaux, les petits producteurs eux sont innombrables. Malheureusement ils ne sont pas tous traités équitablement.

Parce que je suis utopiste et donc d’une nature optimiste, j’ai pu aller à la rencontre de ceux que l’on considère comme « les piliers d’un nouveau mode de production : plus humain  et plus naturel ».

Et puis on pourrait avoir tendance à l’oublier, mais rares sont encore les entreprises qui utilisent les matières premières existantes en commerce équitable, alors qu’elles sont innombrables… C’était donc avec une certaine fierté que je prenais ma mission à cœur : ramener des infos toutes fraîches sur une des coopératives équitables parmi les mieux connues, mais aussi parmi les plus éloignée.

Comment se sont passées ces rencontres ?

J’ai donc passé 6 jours au plus proches des producteurs, enchainant les visites d’entrepôts, les repas avec les uns, les cafés avec les autres, les rencontres dans les champs et bien sur la découverte des familles.
Les deux premiers jours j’ai visité essentiellement les producteurs autour de la région de Quillabamba, visitant entre autre le siège de Cocla dans cette ville.

Première surprise : Cocla représente  30% du café de toute la région qui est exporté ! Donc il y aurait au total plus de 15 000 producteurs dans cette région qui me semble pourtant si isolée et enclavée… Comment s’en sortent-t-ils ?

Enfin les 4 derniers jours je suis allé un peu plus loin, entre Santa Teresa et Santa Maria, tout en me rapprochant en direction du Machu Picchu.
De tous les producteurs rencontrés, certains m’auront plus marqué que d’autres c’est sur, j’ai aussi passé parfois plus de temps avec les uns qu’avec les autres mais les leçons que j’ai apprises avec eux sont universelles. Cela fera l’objet des prochains articles à paraître.

Pour vous mettre en appétit, voici à chaud 3 leçons que j’ai pu retenir de ces visites :

Leçon 1 : Les producteurs savent nous accueillir : toujours le bon mot, le bon café et le bon sourire au bon moment !

Leçon 2 : Définitivement la richesse ne fait pas le bonheur : j’ai rencontré des producteurs qui gagnaient en moyenne 190 à 200 dollars par mois (le salaire minimum au Pérou étant de 225 dollars), pourtant ils m’ont tous affirmé être heureux et optimistes !

Leçon 3 : L’équitable permet de changer le monde, mince je vous l’avais déjà dit, bon bah…reste plus qu’à vous le montrer !

 

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