Il ne fait aucun doute que l’individualisme et la quête du profit personnel sont à la source de bien des maux dans nos sociétés contemporaines. Les dirigeants autocrates en font aujourd’hui l’amère expérience : nul système basé sur l’égoïsme et la concentration des pouvoirs ne peut prétendre œuvrer au bien-être de sa population. Pire encore, l’individualisme conduit au refus de considérer l’autre comme un partenaire, mais plutôt comme un concurrent qui prendra notre place si nous n’y prêtons garde. Le culte du « lui ou moi ». 

Pourtant, la solidarité et la coopération sont les clés d’une société saine et les conditions sine qua none d’un développement soutenable. Partant de ce postulat (oui !), à nous tous d’avoir l’intelligence de construire un modèle alternatif et positif, qu’il s’agisse de notre façon de consommer ou plus essentiellement encore, de notre relation à l’Autre. Cette intelligence, ce n’est pas celle des bancs d’école, c’est, pour citer Christian Bobin, « la force, solitaire, d’extraire du chaos de sa propre vie, la poignée de lumière suffisante pour éclairer un peu plus loin que soi, vers l’autre là-bas, comme nous égaré dans le noir ».

Le changement passera par chacun d’entre nous, individuellement, au profit du collectif

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