Nos sociétés « modernes » sont confrontées à un tournant majeur et les choix actuellement pris sont clés, sinon cruciaux, pour assurer la pérennité de notre société et celle des générations futures.

Une partie des problèmes réside dans notre consommation avec une lutte constante pour des prix bas, système cristallisé dans nos choix de production agricole et notre consommation de biens alimentaires. Il devient dès lors primordial de proposer un modèle d’agriculture pérenne respectueux de l’environnement et de l’ensemble des intervenants notamment des agriculteurs et des consommateurs finaux.

Un nouveau modèle qui doit également s’appuyer sur des valeurs alternatives, à celui dominant proposé actuellement, avec des solutions concrètes à un système en fin de cycle qui s’est construit pendant les 30 Glorieuses sur la production intensive et la rentabilité comme uniques critères. Si les solutions trouvées à cette époque nous ont portés, elles connaissent actuellement leurs limites. Le monde a changé et il faut adapter nos solutions.

Les solutions proposées doivent également reposer sur des valeurs « alternatives » aux approches actuelles trop souvent « dogmatiques ».


Ci-dessous quelques approches dogmatiques auxquelles nous sommes très souvent confrontés  :


“Ce qui est produit doit l’être le moins cher possible pour proposer des produits aux prix les plus bas et ainsi favoriser la consommation ”

La réflexion et les réponses apportées doivent nous emmener vers une notion de juste prix basé sur une valeur intrinsèque plutôt que de prix bas ou prix élevé.

“ La rentabilité est l’unique critère de décision ”

Au-delà de la rentabilité, d’autres critères doivent être pris en compte, notamment la dignité humaine et environnementale afin de ne pas tomber dans des aberrations (producteurs payés en dessous des coûts de production, des vaches qui deviennent carnivores, des saumons qui deviennent végétariens…).

La qualité et le plaisir gustatif doivent également être des critères clés ; un plaisir gustatif qui peut également nous guider vers une manière de nous alimenter simple, saine et nutritive.

“ La compétition intensive et la sophistication des métiers est un élément clé de la performance dans nos sociétés ”

C’est justement cette spécialisation et ce cloisonnement qui empêchent les acteurs de se rencontrer, et respecter l’ensemble des parties prenantes. Sortir d’une société cloisonnée revient à instaurer une énergie collective qui doit s’inscrire dans une dynamique territoriale au niveau des exploitations agricoles.

“ Nous serions maintenant des hommes évolués ”

Le patrimoine alimentaire et culturel de l’humanité comporte également des solutions. Prendre en compte la mémoire collective revient également à respecter ce patrimoine. Une mémoire qui doit nous permettre de nous appuyer, dans le cas de l’agriculture, sur des savoirs empiriques tout en prenant en compte les innovations modernes, un des principes phares de l’agro-écologie.

Nous vous exposerons bien d’autres approches dogmatiques dans un prochain post du blog…

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