Terme de plus en plus tendance dans l’ensemble des pays riches, l’écologie est aujourd’hui considérée comme une philosophie de vie qui consiste à intégrer le respect de l’environnement dans sa vie de tous les jours. L’écolo, comme il est aujourd’hui convenu de l’appeler, correspond donc à celui qui respecte son environnement et, par extension, qui veille à la survie du vivant (dont l’Homme).  La question qui vient alors consiste à se demander quels sont encore les freins à l’écologise et ainsi d’essayer de discerner quel peut être l’avenir de ce courant de pensée et d’action.
Du traité de Rome se questionnant sur les limites de la croissance économique à la diffusion dans tous les cinémas du film Home en passant par les luttes sur le plateau du Larzac, le développement durable et une de ses composantes essentielles, l’écologie, sont aujourd’hui en passe de devenir une véritable mode. Quoi de plus tendance qu’une paire de chaussures ayant contribué à la plantation d’arbres, qu’un tee-shirt en coton biologique ou qu’une lampe torche à énergie solaire ? Tout cela est admirable et porteur d’espoir : il semble que l’humanité soit en train de prendre conscience que, sans l’environnement, l’Homme court à sa perte. Cependant, on peut aussi se demander si ces achats ne résultent pas plutôt de la même frustration créée par les industriels que celle qui nous entraîne à consommer de manière irraisonnée ?
Dans la réponse à cette question réside la pérennité des comportements actuels face à l’écologie. La prise de conscience de l’environnement dans l’acte d’achat est elle en train de devenir une mode qui, par définition, finira par s’essouffler ou bien l’écologie est elle en train de structurer un nouveau paradigme économique dans lequel au coût économique du bien viendra se rajouter l’impact sur l’environnement dans l’arbitrage des consommateurs ?
C’est à ce stade du raisonnement que prend place la notion d’écologie profonde qui consiste non pas à évaluer a posteriori l’impact sur l’environnement d’un produit mais plutôt à prendre a priori en compte la capacité de la nature à nous fournir tel ou tel bien. Cette écologie profonde est atteignable par la démocratisation à grande échelle du développement durable qui passe par son acceptation en tant que pratique sociale (par le biais de la mode). Il semble donc bon que l’écologie devienne aujourd’hui une mode mais il faut veiller à ce que cette tendance de fond se traduise par une transition vers une écologie profonde et arrive à s’émanciper de son caractère éphémère (quoi de moins durable qu’une mode ?).

Cette vigilance appartient à chacun d’entre nous : transformer l’essai est aujourd’hui essentiel et il est primordial que la mode du « vert » donne naissance à des considérations bien plus structurelles. Si l’utopie correspond à un état de la nature humaine non encore réalisé mais envisagé alors, oui, l’écologie

profonde est une utopie. Ensemble faisons en une réalité.

ecologie

Terme de plus en plus tendance dans l’ensemble des pays riches, l’écologie est aujourd’hui considérée comme une philosophie de vie qui consiste à intégrer le respect de l’environnement dans sa vie de tous les jours. L’écolo, comme il est aujourd’hui convenu de l’appeler, correspond donc à celui qui respecte son environnement et, par extension, qui veille à la survie du vivant (dont l’Homme).  La question qui vient alors consiste à se demander quels sont encore les freins à l’écologie et ainsi d’essayer de discerner quel peut être l’avenir de ce courant de pensée et d’action.

Du traité de Rome se questionnant sur les limites de la croissance économique à la diffusion dans tous les cinémas du film Home en passant par les luttes sur le plateau du Larzac, le développement durable et une de ses composantes essentielles, l’écologie, sont aujourd’hui en passe de devenir une véritable mode. Quoi de plus tendance qu’une paire de chaussures ayant contribué à la plantation d’arbres, qu’un tee-shirt en coton biologique ou qu’une lampe torche à énergie solaire ? Tout cela est admirable et porteur d’espoir : il semble que l’humanité soit en train de prendre conscience que, sans l’environnement, l’Homme court à sa perte. Cependant, on peut aussi se demander si ces achats ne résultent pas plutôt de la même frustration créée par les industriels que celle qui nous entraîne à consommer de manière irraisonnée.

Dans la réponse à cette question réside la pérennité des comportements actuels face à l’écologie. La prise de conscience de l’environnement dans l’acte d’achat est elle en train de devenir une mode qui, par définition, finira par s’essouffler ou bien l’écologie est elle en train de structurer un nouveau paradigme économique dans lequel au coût économique du bien viendra se rajouter l’impact sur l’environnement dans l’arbitrage des consommateurs ?

C’est à ce stade du raisonnement que prend place la notion d’écologie profonde qui consiste non pas à évaluer a posteriori l’impact sur l’environnement d’un produit mais plutôt à prendre a priori en compte la capacité de la nature à nous fournir tel ou tel bien. Cette écologie profonde est atteignable par la démocratisation à grande échelle du développement durable qui passe par son acceptation en tant que pratique sociale (par le biais de la mode). Il semble donc bon que l’écologie devienne aujourd’hui une mode mais il faut veiller à ce que cette tendance de fond se traduise par une transition vers une écologie profonde et arrive à s’émanciper de son caractère éphémère (quoi de moins durable qu’une mode ?).

Cette vigilance appartient à chacun d’entre nous : transformer l’essai est aujourd’hui essentiel et il est primordial que la mode du « vert » donne naissance à des considérations bien plus structurelles. Si l’utopie correspond à un état de la nature humaine non encore réalisé mais envisagé alors, oui, l’écologie profonde est une utopie. Ensemble faisons en une réalité.

2 Commentaires pour ce billet

  • La mode comme un passage éphémère ou une tendance d’une minorité qui va devenir la norme… Même dans le cas du second choix, on peut se demander si les changements opérés à date seront suffisants pour préfigurer d’une société réellement différente. Ou si malheureusement la prise de conscience n’est pas encore, à grande échelle, assez forte. Agissons à notre niveau, soyons créatifs et enthousiastes, consommons moins respectons tous les êtres vivants végétaux et animaux et au minimum notre degré de bonheur augmentera et nous peserons moins lourd sur notre environnement…

  • L’écologie est une énorme industrie anti industries, mais du coup comme toutes industries il y a pas mal d’argent à se faire et pour encore un bout de temps je pense, car on n’a pas finis de trouver de nouveaux problèmes environnementaux qui peuvent rapporter…
    Tant que certaines personnes pensent comme ca,la mode durera car il y a un profit à en tirer…
    Mais une mode ne règlera pas les problèmes de fond, elle ne s’occupe que de la forme et peut masquer notre vision sur des réalités ce qui peut être encore plus dangereux…
    Du coup je plein les personnes de bonnes intentions qui se voit retirer leurs moyens au profit de personnes de bonnes balances parce que cela risque de continuer sans « donner naissance à des considérations bien plus structurelles » ce qui ne fera jamais avancer les choses!!!

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