On peut parfois avoir le sentiment d’un décalage entre l’envie d’agir, de changer notre société et la difficulté de le faire concrètement. Pourtant, à tous les niveaux, des changements sont possibles et les véritables freins résident dans les croyances ou les incapacités à imaginer des modèles différents.

Un argument que l’on peut facilement imaginer est la justification d’un modèle pour subsister dans un monde de compétition intensive. Si je suis le patron d’une grande multinationale et que pour subsister, je dois être aussi rentable que mon principal concurrent, alors mes actes sont justifiés… Une des conséquences directes est la sauvegarde de milliers d’emplois.

Et pourtant… Cela pose de nombreuses questions notamment sur la justification de modèles dont les inconvénients sont souvent devenus supérieurs aux avantages, notamment l’impact de ces modèles sur les populations du sud et leur maintien dans des situations d’extrême précarité. Une autre question peut porter également sur le changement à venir dans notre monde : est-ce que les multinationales auront la capacité à se régénérer de l’intérieur ou alors le changement viendra d’une minorité notamment via l’entreprenariat social ; minorité qui parviendra à grossir et mettre en place une autre vision du monde.

On se doute de quel côté penchent nos convictions. Mais parfois au vu de l’écart entre les paroles et les actes concrets (par ex, le commerce équitable pèse actuellement moins de 1% des échanges commerciaux en magasin), et au-delà de nos convictions, on peut parfois se demander si l’entreprenariat social parviendra à atteindre une taille critique suffisante pour que notre monde devienne plus respectueux de l’homme et de l’environnement.

A chacun de voter en changeant notre impact sur le monde notamment en consommant moins et mieux… Et en soutenant les modèles d’entreprenariats sociaux.

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