L’idée de solidarité est une belle idée. Celle-ci peut paraître assez désuète mais elle est en réalité essentielle au vivant. C’est à partir de cette idée que prend naissance le Développement Durable qui regroupe à la fois la solidarité géographique (entraide entre les individus) mais aussi la solidarité temporelle (prise en compte des générations futures).
Cette notion de solidarité spatio-temporelle implique une prise de conscience de l’interdépendance existant entre les êtres vivants et du fragile équilibre duquel résulte la vie sur Terre. La notion d’interrelation est spontanément présente dans la pensée « sauvage » alors que nous avons, dans nos sociétés, développé un système de pensée dichotomique. Dès lors, nous avons de la Nature une vision uniquement utilitaire.
Jamais dans l’Histoire, l’Homme n’a été autant coupé de la Nature. La grande affaire de notre époque réside dans la technologie. Pas un jour ne se passe sans que l’on nous parle de progrès technologique et de promesse pour l’avenir. Mais nous dit-on tout ce que l’on perd ? les savoirs traditionnels de groupes d’individus ayant puisé leurs connaissances dans leurs rapports à la Nature, des milliers d’espèces dont nous n’avions bien souvent pas connaissance de l’existence même (une espèce disparaît toutes les 18 minutes), etc. Ce délitement de nos rapports à la Nature nous amène par extension à mépriser le travail manuel ; ce travail qui depuis toujours nous permet de nous nourrir et de nous loger, ce travail qui nous est plus essentiel qu’aucun autre.
Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins. L’Homme se trouve clairement au service de l’économie alors que le bon sens voudrait l’inverse, la Nature n’est plus considérée comme une composante de la vie mais comme une annexe de l’Humanité qu’il nous faudrait sauver, le travail manuel est méprisé au profit de « l’économie de la connaissance » et tous les regards sont tournés vers les promesses technologiques.
Ce constat doit nous amener à nous questionner sur les moyens d’action à mettre en place et sur l’alternative que ceux-ci peuvent apporter à nos modes de vie tournés vers la technologie en tant que négation de la Nature. L’émergence du commerce équitable semble être une solution mais n’en est en rien l’unique. Nous faisions dans un précédant post référence à la nécessité de rester optimiste face à une notion aussi anxiogène que peut l’être le Développement Durable. Dès lors, risquons nous à avancer l’idée qu’il existerait une solution globale (et non unique) : garder confiance en la capacité de l’Homme à s’extraire et s’émanciper d’un système qui ne lui permet plus de voir l’essentiel, à savoir que la Nature, c’est la vie.

L’idée de solidarité est une belle idée. Celle-ci peut paraître assez désuète mais elle est en réalité essentielle au vivant. C’est à partir de cette idée que prend naissance le Développement Durable qui regroupe à la fois la solidarité géographique (entraide entre les individus) mais aussi la solidarité temporelle (prise en compte des générations futures).

Cette notion de solidarité spatio-temporelle implique une prise de conscience de l’interdépendance existant entre les êtres vivants et du fragile équilibre duquel résulte la vie sur Terre. La notion d’interrelation est spontanément présente dans la pensée « sauvage » alors que nous avons, dans nos sociétés, développé un système de pensée dichotomique. Dès lors, nous avons de la Nature une vision uniquement utilitaire.

Jamais dans l’Histoire, l’Homme n’a été autant coupé de la Nature. La grande affaire de notre époque réside dans la technologie. Pas un jour ne se passe sans que l’on nous parle de progrès technologique et de promesse pour l’avenir. Mais nous dit-on tout ce que l’on perd ? les savoirs traditionnels de groupes d’individus ayant puisé leurs connaissances dans leurs rapports à la Nature, des milliers d’espèces dont nous n’avions bien souvent pas connaissance de l’existence même (une espèce disparaît toutes les 18 minutes), etc. Ce délitement de nos rapports à la Nature nous amène par extension à mépriser le travail manuel ; ce travail qui depuis toujours nous permet de nous nourrir et de nous loger, ce travail qui nous est plus essentiel qu’aucun autre.

Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins. L’Homme se trouve clairement au service de l’économie alors que le bon sens voudrait l’inverse, la Nature n’est plus considérée comme une composante de la vie mais comme une annexe de l’Humanité qu’il nous faudrait sauver, le travail manuel est méprisé au profit de « l’économie de la connaissance » et tous les regards sont tournés vers les promesses technologiques.

Ce constat doit nous amener à nous questionner sur les moyens d’action à mettre en place et sur l’alternative que ceux-ci peuvent apporter à nos modes de vie tournés vers la technologie en tant que négation de la Nature. L’émergence du commerce équitable semble être une solution mais n’en est en rien l’unique. Nous faisions dans un précédant post référence à la nécessité de rester optimiste face à une notion aussi anxiogène que peut l’être le Développement Durable. Dès lors, risquons nous à avancer l’idée qu’il existerait une solution globale (et non unique) : garder confiance en la capacité de l’Homme à s’extraire et s’émanciper d’un système qui ne lui permet plus de voir l’essentiel, à savoir que la Nature, c’est la vie.

3 Commentaires pour ce billet

  • Je trouve tout ça vraiment censé et je me demande que pouvons nous faire pour aider ceux qui n’ont pas encore réalisé l’importance du respect de la nature à en prendre conscience? Bien souvent, j’entends parler d’argent, d’ambition, de profit autour de moi et bien peu de respect, de bonheur simple et d’héritage naturel. Qu’allons nous laisser à nos enfants ? Des royalties d’un monde à l’agonie, sans diversité et sans fécondité?
    Je crois au respect universelle et il me semble que c’est en allant dans ce sens que l’on pourra faire avancer le monde.

  • Plus qu’entièrement d’accord, et j’invite toutes personnes à prendre un sac, une dizaine de jour et de partir à L’AVENTURE en laissant ses yeux et son cœur guider ses pas.
    Une ami tailleur de pierre (plus vielle activité humaine) nous apprenait que les anciennes églises (comme d’autres bâtiments) étaient construites sur des lieux choisis pour leur magnétisme (loi de tellurisme). Ces lieux dégagent une énergie que l’on a tué en y ramenant l’électricité (par exemple).
    Revenir à des savoirs de base comme celui ci prend toute son importance quand par exemple cette semaine l’on est allé dormir à la belle étoile prêt des ruines de la chapelle saint Louis. Alors on quitte le monde matérialiste pour se perdre au milieu de… d’un truc bien vaste… ^^
    j’invite aussi tous le monde à aller dormir à la belle étoile avec juste un sac de couchage et un feu de camp ;)

    Effectivement l’émancipation n’a pas qu’une seule voie, voila juste 2 petit trucs qui me sont venu parmi les premiers à l’esprit, qui font partis de mon chemin, et qu’il me semble intéressant de partager….

    On pourrait en parler durant des éternités de ce sujet…

  • Pour information…

    Public Sénat diffuse le documentaire ”Van der Hoff : le père du café équitable”, samedi 3 juillet 2010 à 22h.

    En 52 minutes, le reportage dresse le portrait du fondateur du commerce équitable et notamment du label ”Max Havelaar”. Franz Van der Hoff, prêtre hollandais de 71 ans, vit depuis une trentaine d’années au milieu d’une communauté d’Indiens producteurs de café, dans les montagnes du sud du Mexique.
    Docteur en théologie et en politique économique, prêtre ouvrier au Chili, combattant du commerce équitable, défenseur des petits paysans mexicains, Franz Van der Hoff n’a cessé de lutter pour construire un monde plus juste et plus solidaire.

    Rediffusion les :
    - Dimanche 04/07/2010 à 18h00
    - Lundi 05/07/2010 à 10h30
    - Dimanche 11/07/2010 à 09h00
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/max-havelaar-public-senat-10594.php4

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