Solutions Locales pour un Désordre Global
Tags : cinéma, conscience, consommation, développement durable
Le mercredi 7 Avril 2010 sort dans les salles de cinéma françaises le film de Coline Serrau, Solutions Locales pour un Désordre Global. Un film à ne pas manquer, plein d’espoir et de solutions pour un monde plus responsable.
A l’occasion de la sortie du film , nous souhaitons rappeler la complémentarité des démarches locales et équitables en termes de consommation. Il est indispensable de se tourner vers une consommation locale et de saison autant que possible et bien sûr, en ce qui concerne les matières premières introuvables chez nous (café, cacao, quinoa,…), de mettre en place des relations justes et durables avec les producteurs défavorisés. Les crises que nous traversons sont interdépendantes et il appartient aussi à chacun de nous d’y apporter une réponse, une alternative.
A ce sujet, la réalisatrice ne manque pas de nous rappeler que « les films d’alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s’est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. »








18 Commentaires pour ce billet
Le 13 avril 2010 à 16 h 44 min
Bonjour,
Je travaille au développement produit et peux vous assurer que nous avons traité de près toutes ces problématiques avant lancement. En ce qui concerne les qualités nutritionnelles de l’huile de palme, effectivement il est reproché à l’huile de palme de contenir 50 % d’acides gras saturés, cependant n’oublions pas que le cacao en contient 60 %. L’huile de palme et le beurre de cacao on une structure similaire et une subtilité biologique liée à la distribution des acides gras sur les positions 1, 2 et 3 du gylcérol et ne sont pas considérés comme des athérogènes en cas d’excès. Létude du CIRAD de 1999 citée plus haut, confirme aussi que les expériences conduitent sur l’huile de palme montrent que « l’huile de palme en tant que base grasse alimentaire ne provoque aucun effet néfaste décelable ».
Le 14 avril 2010 à 10 h 22 min
Votre réponse ne me satisfait toujours pas. Vous comparez l’huile de palme au beurre de cacao alors que mon interrogation porte sur l’usage de l’huile de palme dans tous les secteurs de l’agroalimentaire et pas seulement celui lié au produits chocolatés.
En complément à l’avis de l’AFSSA du 10 mars, l’AFSSA indique en présentation de cet avis http://www.afssa.fr/PM9100H601.htm « A l’exception de l’huile de palme (très riche en acide palmitique et présente dans de nombreux produits manufacturés), il est conseillé de consommer et de diversifier les huiles végétales (les huiles de colza et de noix sont les sources principales d’acide alpha-linolénique) ».
Donc on ne peut que s’interroger face à la « conquête » de cette huile dans une proportion toujours plus grande des produits issus de l’industrie agroalimentaire. Autant, on peut admettre que cette huile n’a pas d’effets délétères dans les populations où elle est consommée de façon quasi ancestrale, autant le parallèle avec nos modes alimentaires me parait comme un raccourci un peu rapide.
Le 14 avril 2010 à 17 h 55 min
Bonjour Romain,
L’huile de palme biologique provenant de zones non déforestées nous semble être un produit acceptable tant au niveau environnemental qu’au niveau nutritionnel (consommer avec modération comme tout produit gras). Ceci dit nous sommes dans une démarche constante de progrès et toujours à l’écoute des avis extérieurs. Pourquoi ne viendrez-vous pas nous voir dans nos bureaux pour que l’on puisse en discuter?
Amicalement,
Laurent
Le 14 avril 2010 à 23 h 16 min
Bonjour et merci de l’invitation. Je ne suis pas parisien mais si l’occasion d’un déplacement à Paris se présente, je serai ravi de faire connaissance avec l’équipe d’Alter Eco et de discuter avec vous.
Le 26 avril 2010 à 12 h 09 min
Bonjour,
Je viens de découvrir le site du collectif « Sauvons la forêt » où dans l’article suivant http://www.sauvonslaforet.org/protestaktion.php?id=559 il est question d’huile de palme bio. J’espère qu’au moins Alter Eco n’est pas client du fournisseur colombien Daabon?
« Bien que les problèmes soient déjà depuis longtemps publiquement connus, et que Sauvons la Forêt les ait fait remarquer à certains des fabricants par des écrits détaillés, les entreprises Allos, Alnatura, et Rapunzel n’ont jusqu’à présent tiré aucune leçon et se cachent derrière les 11 sigles bios de Daabon. Elles prétendent ne pas pouvoir renoncer à l’huile de palme, car elle est responsable de l ‘ « onctuosité » et du « toucher de bouche », selon Rapunzel.
Sauvons la Forêt préconise explicitement l’agriculture biologique comme alternative aux produits chimiques et au génie génétique. Mais les firmes ont des responsabilités sur place envers l’environnement et les Hommes. Écrivez au producteur bio et priez-le de transposer sa production à une utilisation d’huile locale, ainsi que de prendre position pour l’arrêt de la déforestation et un retour rapide des petits paysans chassés sur leurs terres. »
Le 29 avril 2010 à 12 h 44 min
Voici pas de quoi se rassurer sur la certification RSPO:
http://lagazettedeberlin.de/index.php?id=6122
« Il existe également une organisation, la Table Ronde pour une Huile de Palme Durable (Roundtable for Sustainable Palm Oil, RSPO), qui délivre des certificats de durabilité pour la production d’huile de palme. L’un des critères de la RSPO atteste notamment qu’aucune forêt primaire n’est déboisée pour les plantations. La RSPO, ainsi que les gouvernements ayant des intérêts financiers dans la vente des terres, ont une interprétation très restreinte du terme « forêt primaire », ce qui permet le rasage de la plupart des forêts. Les critères de prétendue « durabilité » de la RSPO sont insuffisants pour garantir une protection efficace des forêts tropicales et servent davantage les intérêts des industriels. »
Aussi, l’émission du 22 avril de la Tête au carrés sur France Inter avait pour sujet les palmiers http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/lateteaucarre/index.php?id=90633 mais finalement peu de choses ont été dites concernant la situation en Asie du sud-est.
Le 14 mai 2010 à 9 h 49 min
Bonjour,
Je souhaite revenir sur l’émission Service Public d’hier sur France Inter consacrée à « L’étiquetage carbone, trop d’infos sur les étiquettes » avec Tristan Leconte, fondateur d’Alter Eco.
Voici ses propos: »
Ne trouvez-vous pas qu’il est dérangeant de faire la promotion de l’eau en bouteille pour justifier la
Le 14 mai 2010 à 9 h 55 min
Correction de mon commentaire
Bonjour,
Je souhaite revenir sur l’émission Service Public d’hier sur France Inter consacrée à « L’étiquetage carbone, trop d’infos sur les étiquettes » avec Tristan Leconte, fondateur d’Alter Eco.
Voici ses propos: « Quand on demande aux gens en magasin qu’est ce que vous pouvez faire pour lutter contre le réchauffement climatique? (…) Regardes, si tu achètes cette bouteille de Vittel, tu vas permettre la plantation d’arbres en Amazonie dans une zone qui est très déforestée. »
Ne trouvez-vous pas qu’il est dérangeant de faire la promotion de l’eau en bouteille pour justifier la plantation d’arbres? Où est le bon sens que tout le monde appelle de ses vœux?
Je rajoute aussi le commentaire laissé par Sylba sur le site de l’émission http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/servicepublic/ et qui va dans le même sens: « Lors de la partie de l’émission que j’ai pu écouter, à au moins deux reprises, Vittel a été vanté pour sa campagne de pub sur la reforestation, opération présentée comme SE SUBSTITUANT à un affichage carbone jugé contraignant, lourd, coûteux… N’est-ce pas plutôt pour masquer au consommateur le bilan carbone désastreux de l’eau en bouteille ?
Ma question, pourtant retenue au téléphone, n’est pas passée à l’émission ; je souhaiterais quand même qu’elle ait un écho et soit au moins transmise à Alter Eco, dont l’appui insistant à cette opération de greenwashing altère sérieusement la confiance que je pouvais avoir dans cette organisation.
(…). »