Pâte à Tartiner Alter Eco
Pâte à Tartiner Alter Eco
Chez Alter Eco on aime bien trouver des alternatives solidaires et se lancer des paris improbables. Le dernier en date : proposer une pâte à tartiner aussi bonne que Nutella… mais naturelle et responsable, avec des ingrédients bio, garantis sans OGM, dont le cacao et le sucre (de canne) seraient achetés aux conditions du commerce équitable aux producteurs et dont on aurait compensé toutes les émissions de CO2.
Vous connaissez nos engagements donc pas de doute à avoir sur les derniers points. Mais sur le plan gustatif ?  Après de nombreuses recettes, de nombreux essais et de nombreuses crises de foie, nous avons trouvé LA pâte à tartiner parfaite !
Nous avons tellement envie de partager cette découverte fondamentale avec vous que nous invitons les auteurs des 10 premiers commentaires à devenir testeur officiel de la Pâte à Tartiner Alter Eco. Les inconditionnels de Nutella peuvent participer mais c’est au risque de ne plus pouvoir faire marche arrière et devoir mettre définitivement au placard leur pâte à tartiner « classique ».

37 Commentaires pour ce billet

  • yep ca c’est une question intéressante:
    « Pourquoi y a-t-il de l’huile de palme jusque dans mes produits bio? »
    comment arrive t-on au monopole d’un ingrédient dans une majorité de recettes? … c’est qu’il doit y avoir un truc ..

    j’appuie ta demande, les sources à ce sujet seraient les bienvenue

  • Bonjour Vince, Bonjour Romain,

    « les acides gras saturés contenus dans l’huile de palme ne sont en effet pas métabolisés au cours de la digestion », Alain Rival, spécialiste huile de palme au CIRAD. Bien sûr une confirmation par une étude scientifique réalisée par des spécialistes de la nutrition serait souhaitable.

    Le lien très intéressant ici : http://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/articles/2010/science/huile-de-palme-et-idees-recues

    Nous allons compiler plus d’informations nutritionnelles.

    Encore une fois j’insiste sur l’aspect social et environnemental, la culture du palmier à huile n’est pas par essence une culture malsaine synonyme systématiquement de déforestation. Elle est aussi la seule source de revenus pour quelques millions d’agriculteurs. Et la plupart de la production est issue de petites surfaces cultivées et est difficilement mécanisable.

    Vous me direz que ce n’est pas le sujet et qu’on parle ici de nutrition mais si on se préoccupe, et c’est normal, de ce qu’on met dans une pâte à tartiner (qui reste un produit gourmand, et à consommer avec parcimonie évidemment, comme tout d’ailleurs) il aussi indispensable de se poser les questions de la souveraineté alimentaire des populations du Sud.

    Je ne suis pas sûr qu’il faille applaudir les multinationales qui font un bon coup de com en retirant cet ingrédient de leur produit. Pendant des années ils se sont approvisionnés auprès de plantations fortement impliquées dans la déforestation notamment en Asie du Sud Est, et la seule solution trouvée est d’abandonner le navire, de laisser un territoire dévasté, des populations sur la paille pour se tourner vers d’autres matières grasses végétales qui seront probablement hydrogénées artificiellement pour maintenir un goût/texture identique dans leurs produits (l’article de Terra Eco est très bien d’ailleurs et nous l’avons tous lu).

    Bref une vision manichéenne n’est jamais souhaitable surtout en ce qui concerne les problématiques de développement. Sur l’aspect nutritionnel, nous lirons tous avec attention le projet sujet de Terra Eco. Et de notre côté nous allons creuser un peu plus en profondeur bien sûr.

    A très vite donc…

  • Bonjour,

    Je comprends bien la volonté d’Alter Eco de défendre les populations du Sud et cela démontre bien toute la complexité de notre société mondialisée.

    Il n’en reste pas moins qu’il est difficilement défendable sous prétexte d’aider ces populations de nous alimenter avec des produits qui ne seraient pas « bons » du point de vu santé. D’ailleurs, si nous en France nous jugeons, jusqu’à preuve du contraire, que l’huile de palme n’a pas un bon profil nutritionnel comment pourrait-il en être autrement pour les populations productrices?

    A signaler, une initiative d’agriculteurs suisses: http://193.247.189.70/agrihebdo/journal/artikel.cfm?id=61248 qui proposent de remplacer l’huile de palme importée par les surplus de beurre.

    Enfin pour développer l’argumentation nutritionnelle j’ai l’intention de contacter M. RIVAL du CIRAD dont la position va à l’encontre de l’avis de l’AFSSA du 1er mars 2010.

    Et aussi de demander à M. WEBER, chercheur au CIRAD ce qu’il pense des idées reçues comme « On coupe la forêt primaire pour planter des palmiers à huile, ce qui menace la biodiversité. » http://www.terra-economica.info/Jacques-Weber-Il-faut-taxer-toutes,10408.html

    ou encore à M. GRIFFON, également chercheur au CIRAD, entendu dans l’émission « Du grain à moudre » du 6 mars sur le sujet « Des agricultures écologiquement intensives? » http://www.franceculture.com/emission-des-agricultures-%C3%A9cologiquement-intensives-2010-03-06.html et le 23 janvier sur « L’impérialisme agroalimentaire » http://www.franceculture.com/emission-l-imp%C3%A9rialisme-agroalimentaire-2010-01-23.html.

    A suivre…

  • Pour vous répondre Romain :

    - nous ne cherchons pas à justifier l’utilisation d’un ingrédient quel qu’il soit par le fait que les personnes qui le produisent ont besoin de la vendre. Nous insistons juste sur la stupidité et le non-sens de dire simplement « supprimons la culture de l’huile de palme ». Etes vous d’accord avec ça ?

    - affirmer que l’huile de palme provient exclusivement de zones qu’on aurait déforestées est un mensonge. Oui ou non ?

    - remplacer l’huile de palme par du beurre, pourquoi pas mais ce ne sera probablement pas le même résultat de texture et gustatif. Quid du beurre ? est-ce vraiment bon pour la santé ? merci de votre réponse en tant que chercheur de l’Afssa.

    - Par ailleurs l’avis de l’Afssa du 1er mars en question dit simplement qu’il ne faut pas abuser des acides gras saturés de la sous catégorie palmitique (car athérogène à l’excès). Vous buvez du vin ? du café ? vous mangez des chouquettes ? à l’excès c’est forcément mauvais, non ? Par ailleurs l’AFSSA considère la caféine comme une substance dopante, devons nous arrêter de commercialiser du café.

    - M. Rival (et nous n’avons pas de lien particulier avec le CIRAD) dit : « personne ne dit qu’il est mauvais pour la santé d’en consommer » est ce que l’Afssa nous dit explicitement qu’il ne faut pas en consommer ? non, sinon il serait présent sur la liste des ingrédients et additifs interdits. A moins qu’un nouveau document ait été publié, auquel cas mea culpa, et à la poubelle l’huile de palme, si c’est interdit, c’est interdit.

    Précisons ici que nous ne sommes pas en train de défendre l’huile de palme (ce serait le comble qu’on nous taxe d’être des industriels cherchant à défendre leur business !!) !! Il faut juste développer un argumentaire nuancé, si tout était si simple, ça se saurait. Pauvre palmier à huile qui n’avait rien demandé à personne et qui se retrouve accusé de tous les maux de la terre. Une pensée pour lui…

  • Pour le sujet qui nous intéresse, je parle en mon nom, en tant que citoyen qui se pose des questions et au vu des commentaires d’autres internautes (ici et ailleurs) je ne suis pas le seul.

    Dès le départ, j’ai mis à part la question de la déforestation puisqu’il s’agit ici de bio. J’ai voulu attirer l’attention sur le côté santé qui, à mon avis, n’est pas suffisamment mis en évidence.

    Hasard du calendrier, Actu-Environnement publie aujourd’hui un article « Une huile de palme  »durable » est-elle possible? » qui lui aussi omet la question santé: http://www.actu-environnement.com/ae/news/huile-de-palme-rspo-10641.php4 « L’huile de palme est présentée depuis quelque temps comme l’ennemi juré de l’environnement (et de la santé). »

    Concernant Alter Eco, il ne s’agit comme vous le dites que de produits « gourmands » dont nous savons tous qu’il ne faut pas en abuser quelque soit sa composition d’ailleurs. Mais si on dépasse cet horizon, on se rend bien compte « hélas » que l’huile de palme a pris une part très importante dans les produits transformés de l’industrie agroalimentaire.

    Est-ce que l’on peut continuer ainsi? Quelles les conséquences sanitaires? Les bénéfices par rapport aux risques? Je ne suis pas compétent pour y répondre c’est pourquoi je cherche des réponses à qui voudra bien éclairer notre lanterne…

  • Bonjour et merci pour votre réponse.
    En ce qui me concerne c’est plus le côté déforestation qui me dérangeait, maintenant si vous dites que votre huile de palme provient de petites exploitations bio et respectueuses de l’environnement pourquoi pas?
    François

  • « - nous ne cherchons pas à justifier l’utilisation d’un ingrédient quel qu’il soit par le fait que les personnes qui le produisent ont besoin de la vendre. Nous insistons juste sur la stupidité et le non-sens de dire simplement « supprimons la culture de l’huile de palme ». Etes vous d’accord avec ça ? »

    D’accord, il ne s’agit bien évidemment de mettre tout le monde dans le « même panier ». Je me pose tout de même la question suivante: ne pourrait-on pas souhaiter un autre modèle de développement que celui basé sur la culture du palmier à huile?

    - affirmer que l’huile de palme provient exclusivement de zones qu’on aurait déforestées est un mensonge. Oui ou non ?

    Oui, un mensonge et espérons que ce cas de figure, sans gestion durable, lui par contre tende à disparaitre.

    - remplacer l’huile de palme par du beurre, pourquoi pas mais ce ne sera probablement pas le même résultat de texture et gustatif. Quid du beurre ? est-ce vraiment bon pour la santé ? merci de votre réponse en tant que chercheur de l’Afssa.

    Tout ce que je sais c’est que le beurre contient deux fois moins d’acide palmitique (l’acide gras saturé pointé du doigt) que l’huile de palme. Donc personnellement mon choix va en direction du beurre et des autres huiles (olive, colza, soja, tournesol, noix, noisette…)

    Je rappelle aussi deux références grand public que j’ai déjà mentionnées:
    Que Choisir 09/2009: « Par exemple, l’acide palmitique,majoritaire dans l’huile de palme, serait plus néfaste que d’autres acides gras majoritairement présents dans les produits laitiers. Ainsi le beurre, en quantité modérée, serait moins préjudiciable que sa mauvaise réputation ne l’a laissé croire. »

    60 millions de consommateurs 02/2009: Le professeur LEGRAND du laboratoire de biochimie et nutrition humaine ENSA-INRA de Rennes indique qu’il n’aime pas beaucoup l’acide palmitique qui caractérise l’huile de palme car c’est le plus abondant des acides gras alimentaires et le plus hypercholestérolémiant. Il reproche aussi à l’huile de palme sa composition « monolithique », peu intéressante, alors que le beurre a un bien meilleur profil général…

    - Par ailleurs l’avis de l’Afssa du 1er mars en question dit simplement qu’il ne faut pas abuser des acides gras saturés de la sous catégorie palmitique (car athérogène à l’excès). Vous buvez du vin ? du café ? vous mangez des chouquettes ? à l’excès c’est forcément mauvais, non ? Par ailleurs l’AFSSA considère la caféine comme une substance dopante, devons nous arrêter de commercialiser du café.

    Désolé mais je ne bois pas de café!

    - M. Rival (et nous n’avons pas de lien particulier avec le CIRAD) dit : « personne ne dit qu’il est mauvais pour la santé d’en consommer » est ce que l’Afssa nous dit explicitement qu’il ne faut pas en consommer ? non, sinon il serait présent sur la liste des ingrédients et additifs interdits. A moins qu’un nouveau document ait été publié, auquel cas mea culpa, et à la poubelle l’huile de palme, si c’est interdit, c’est interdit.

    Pour finir, voici un article de Terra Eco qui fait le point sur « L’huile de palme est-elle mauvaise pour la santé? » http://www.terra-economica.info/L-huile-de-palme-est-elle-mauvaise,11527.html « Le risque n’est pas lié à l’acide palmitique en soi mais à son excès. Or, il est très utilisé par l’industrie. Le problème ce n’est pas la présence d’un biscuit à l’huile de palme au milieu d’un panier de fruits et légumes mais qu’il y ait de l’huile de palme dans tous les biscuits. C’est le cumul qui est dangereux. Et le risque de cumuler des apports en acides gras athérogènes est accru par une offre alimentaire peu équilibrée. » En somme un très bon condensé de la question.

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