indiens-kogis

On peut rendre hommage à James Cameron pour avoir fait, avec Avatar, le premier grand film planétaire avec « une conscience écologique ». Le but de ce post n’est pas de revenir sur le film et son succès mais de s’interroger sur une question qu’il soulève. Le monde « extra terrestre » des Na’vi est fortement inspiré des peuples premiers et du fait que ces derniers font ou faisaient partie intégrantes de leur environnement. On ne parle plus ici, d’une nature qui « environne » l’homme mais bien d’un homme qui vit selon des principes « d’Ecosophie »: l’homme s’inscrit dans une « Ecosphère » comme une partie qui s’insère dans le tout… Notre émerveillement devant Avatar ne doit donc pas nous faire oublier que les peuples premiers existent bel et bien encore sur notre terre et tentent de faire subsister leur culture pour ne pas disparaître, happés par la culture moderne dominante. Et pour cela, c’est à nous d’écouter ce qu’ils ont à nous enseigner et de faire ce que nous pouvons pour qu’ils puissent rester sur leur terre. Le commerce équitable permet, par exemple, à des indiens d’Oro Verde en Amazonie de rester sur leur terre en préservant leur terre et leur culture. Et du coup, ils peuvent nous transmettre les enseignements qu’ils ont protégé jusqu’à aujourd’hui.

D’après Eric Julien, dans « Le chemin des neufs mondes – les indiens Kogis peuvent nous enseigner les mystères de la vie », il y a plusieurs axes clés de la culture Kogi, que nous oublions au jour le jour et que nous devrions pourtant appliquer: > Chaque individu doit être reconnu comme faisant partie d’un tout. > La notion de faute est totalement inexistante: il s’agit plus de déséquilibres physiques, psychologiques, sociaux, qui une fois rétablis, ne sont pas portés comme des sentences tout au long d’une vie > Le monde est compris comme un tout fragile et vivant > Les problèmes doivent être formulés pour éviter les non-dits qui nuisent à l’harmonie des êtres et des lieux > L’interrelation, l’interdépendance lient les connaissances conceptuelles et expérimentales. A méditer… Les indiens Kogi nous appellent, d’ailleurs, les petits frères car ils considèrent que nous n’avons pas grandi et appris à respecter les principes fondamentaux.

Contrairement à « l’Ecosophie » ci-dessus, l’écologie actuel dans nos sociétés modernes est en train de devenir un concept scentifique, une pensée externalisée débouchant sur « le développement durable », « la croissance verte »… Ce qui continue à faire de nous, une société d’humain fragmenté, dénaturalisé. Nous devons, en écoutant les peuples premiers, opérer en nous « une reforestation culturelle ». Nous avons d’ailleurs comme projet d’organiser « une journée de la biodiversité » au 2nd semestre 2010 et de faire venir des indiens d’Amazonie d’Oro Verde pour les écouter, qu’ils puissent nous venir en aide afin que nous réapprenions les principes pourtant simples du respect de la Vie. Derrière l’agriculture familiale que nous défendons, la notion de respect de biodiversité naturelle, agricole et humaine est aujourd’hui fondamentale…

3 Commentaires pour ce billet

  • « Le commerce équitable permet, par exemple, à des indiens d’Oro Verde en Amazonie de rester sur leur terre en préservant leur terre et leur culture. Et du coup, ils peuvent nous transmettre les enseignements qu’ils ont protégé jusqu’à aujourd’hui. »

    Ben bravo ! Le commerce qu’il soit équitable ou pas reste du commerce. Quel intrusion et quel bel alibi : EQUITABLE … C’est à vomir… Nous n’avons pas besoin de café pour vivre…Euh, non pas besoin de nous le vendre pour vivre… Laissons plutôt ces indiens d’Amazonie en paix sur leur Terre.
    Cordialement,
    Françoise qui ne boit pas de café !

  • Je comprends votre avis Françoise mais malheureusement pour que ces indiens puissent vivre en paix sur leur terre, ils doivent pouvoir se permettre d’y rester; c’est le commerce traditionnel et l’exploitation des ressources de leur terre qui les ont trop souvent condamné; sans ressources, ils sont trop souvent obligés de rejoindre les zones urbaines des villes ou bien voient leur territoire « déforesté » à grande vitesse. Nos relations ne se limitent pas à du commerce, même si ce dernier respecte leur dignité, mais aussi à des relations directes avec les petits producteurs, de la reforestation ou déforestation évité…
    Les répercussions des actes des sociétés modernes ont trop souvent condamné ces populations et c’est maintenant aussi notre responsabilité d’apprendre à vivre ensemble harmonieusement sur notre planète….

  • Pour respecter ces peuples et les laisser vivre comme ils le souhaitent il faut les écouter. Et pour les ecouter nous devons faire confiance à ceux qui ont des relations avec eux. Si dans ce cas précis le commerce équitable permet aux indiens d’amazonie d’oro verde de vivre avec plus de sérénité face aux changements, alors faisons confiance au commerce équitable.
    Laissons de côté le sentiment de méfiance et découvrons cette démarche, demandons de la transparence, de l’information.
    Avant de respecter ces peuples respectons nous. Et le commerce à la base ce n’est qu’un homme face à un autre avec une relation qui doit être gagnant gagnant.

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