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Du 7 au 18 Décembre les nations du monde vont se réunir au Danemark à Copenhague afin de fixer des accords communs pour lutter contre le réchauffement climatique.

Si on ne limite pas rapidement  le changement climatique, les conséquences seront désastreuses pour les générations futures. Les premiers touchés sont et seront bien trop souvent les pays du Sud :

- Au Bangladesh, on prédit pour les prochaines décennies que 17% du territoire où vivent 35 millions de personnes devrait être submergé par les eaux !
- En Afrique, un grand nombre de pays sont confrontés à de graves problèmes depuis que la température augmente. Ils demandent aux pays riches d’assumer leurs responsabilités en leur donnant 200 milliards de dollars de dommages et intérêts.

L’objectif à long-terme de Copenhague est de limiter le réchauffement climatique à 2°C et de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 80% d’ici  2050.

Cependant alors que le volume de leurs émissions ne cesse de croître, l’Australie, la Russie, le Canada et l’Arabie Saoudite ne souhaitent pas réellement parvenir à un accord. Quant à la Chine et l’Inde, ils veulent que les pays occidentaux reconnaissent leur responsabilité historique dans le réchauffement climatique et qu’ils soient également soumis à des objectifs exigeants.

En effet, on pointe souvent du doigt la Chine, premier producteur de CO2, mais cela est assez hypocrite de notre part. Car une grande part du CO2 émis par la Chine provient des usines qui servent à fabriquer des produits que l’Occident réclame… De plus les chinois émettent en grandes quantités depuis moins de vingt ans. Il faudra donc plusieurs années avant que les chinois participent autant au réchauffement planétaire que les Américains (la durée du cycle de CO2 est d’environ cent ans). La Chine est d’ailleurs aujourd’hui le numéro un dans le secteur des énergies renouvelables !

Partant de ce constat le sommet de Copenhague a aussi pour but d’aider les pays moins développés à s’adapter au changement climatique. Les pays industrialisés devront ainsi s’engager à verser annuellement 2 à 4 milliard de dollars à  partir de 2010-2012. Le financement pour la réduction des émissions et le développement des énergies propres sera donc un thème majeur. Il faudrait débloquer entre 8 à 12 milliards de dollars annuellement entre 2010 et 2012 pour réduire les émissions et 2 milliards de dollars pour la recherche et le développement de solutions énergétiques propres.

Reste à savoir si les accords qui seront conclus à Copenhague seront d’un niveau suffisant et respectés. Ce qui importe, c’est surtout que les grands pollueurs de la planète dont nous faisons partie se décide d’agir vite et concrètement. Il faut trouver des solutions nationales, promouvoir une consommation raisonnée et durable qui respecte l’environnement. L’espoir se trouve en chacun de nous à travers les actions que nous menons au quotidien.

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Source:  Courrier International – n°994-  “Climat pourquoi la planète sera peut-être sauvée”.

2 Commentaires pour ce billet

  • Quoi qu’il naisse de ce sommet, j’ai confiance en dame nature… Allons-nous lui donner un coup de main ou lui mettre des batons dans les roues ?

  • Je t’invite à lire “La revanche de Gaïa” de James Lovelock qui parle justement de Dame Nature. En bref, notre planète est un écosystème vivant qui a la capacité à s’autoréguler de lui-même et du coup, comme un corps malade, à éjecter les éléments infectieux… Le meilleur cas entre un corps malade et sa lutte contre un élément infectieux, est la symbiose…

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